09 octobre 2007 dans Sculpture | Lien permanent | Commentaires (1)
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30 septembre 2007 dans Expositions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
L’Humain, sujet en tant que tel, est au cœur de mon travail. Je cherche à capter quelque chose de la figure humaine et du sens de l’existence. L’Individu, se dressant contre le temps et les certitudes, est une entité autonome ayant des caractéristiques propres, et s’oppose par définition à la collectivité.
L’idée d’échappatoire est régulièrement présente : l’Individu s’échappe de l’Autre, du cadre (du temps ?...), de lui-même… La ligne qui structure et dessine ces silhouettes, images furtives nous laissant une sorte d’intuition, est essentielle. La posture et le regard sont d’une grande importance : elles impliquent un axe vertical et un axe horizontal, qui orientent notre vision et la débarrassent du superflu.
De même, la symbolique de la « porte », du cadre, apparaît telle une mise en abyme. Le cadre devient espace en tant que sujet. Presque acteur, il
définit un espace et oriente le regard autour d’une silhouette, l’inscrit dans la
temporalité et ouvre ainsi le champ des possibles.
Cherchant à exprimer l’essence des sentiments, notamment à travers le travail de la ligne, les sculptures nous dominent symboliquement dans une attitude de quasi-jugement, comme l’est souvent l’individu par les sentiments.
Telles des ombres, les silhouettes jouent parfois le reflet de l’humain déshumanisé, détourné de l’Autre, où l’absence de regard figure l’absence de lien, malgré la proximité des êtres. Elles expriment une peur, une attente, une souffrance, une impuissance, un désir, une sérénité… En divulguant certains sentiments, elles les mettent en perspective et créent une interaction entre elles-mêmes, ou avec le spectateur. Cette relation à l’Autre crée une esthétique relationnelle.
Les silhouettes sont enracinées et s’élancent vers le ciel. Elles nous livrent une vision fugitive, intuitive et sont pourtant ancrées dans la permanence. C’est ce qu’exprime notamment le choix du bronze, nous renvoyant, dans la mémoire collective, à une certaine pérennité, une force instinctive. Cette ambivalence entre ciel et terre laisse les silhouettes osciller entre deux états.
Mes sculptures retracent le mode de perception d’une société, révélant parfois une identité autonome solitaire, ou inscrivant l’individu dans la multitude. Se pose ainsi la question d’Etre à sa place ou d’Avoir sa place, entre mysticité et culte de Soi.
Née en 1976
Vit et travaille à Paris.
bonnelsculpt[at]wanadoo.fr
www.laurencebonnel.com
29 septembre 2007 dans Biographie | Lien permanent | Commentaires (2)
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